Vous êtes nombreux à nous interpeller sur la présence de cadmium dans le chocolat, et en particulier sur certaines origines comme le Pérou. C’est une excellente question — et surtout un sujet qui mérite des réponses claires, transparentes et basées sur des données concrètes.
Le cadmium est un métal naturellement présent dans certains sols. Le cacaoyer peut l’absorber, ce qui explique que l’on en retrouve parfois dans le chocolat, en particulier dans les produits riches en cacao. Mais entre perception du risque et réalité scientifique, il y a souvent un écart important.
Chez nous, nous avons fait le choix de mesurer précisément les niveaux de cadmium dans nos chocolats, pour pouvoir vous répondre avec des faits.
Nos chocolats face au cadmium : des données concrètes
Chez nous, on ne se contente pas de généralités : chaque recette est analysée. Voici les résultats mesurés dans nos chocolats, comparés aux seuils réglementaires européens.
| Origine & % cacao | Cadmium mesuré | Limite UE | Écart |
|---|---|---|---|
| Sao Tomé 45 % | 0,02 mg/kg | 0,3 mg/kg | 15× inférieur |
| Sao Tomé 65 % | 0,05 mg/kg | 0,8 mg/kg | 16× inférieur |
| Pérou Amazonas 68 % | 0,19 mg/kg | 0,8 mg/kg | 4× inférieur |
| Sao Tomé 72 % | 0,06 mg/kg | 0,8 mg/kg | 13× inférieur |
| Nicaragua 80 % | 0,11 mg/kg | 0,8 mg/kg | 7× inférieur |
| Pérou 85 % | 0,25 mg/kg | 0,8 mg/kg | 3× inférieur |
Comment interpréter ces chiffres ?
Même dans le cas le plus élevé (Pérou 85 % à 0,25 mg/kg), on reste largement en dessous des limites européennes, qui elles-mêmes sont fixées avec des marges de sécurité importantes.
Autrement dit :
- Tous nos chocolats sont conformes
- Même les origines réputées “plus riches” en cadmium restent dans des niveaux maîtrisés
- Les différences entre origines existent, mais restent dans une zone de sécurité
Et en pratique, qu’est-ce que ça change ?
Prenons un exemple concret :
- 20 g de chocolat Pérou 85 % (le plus élevé chez nous)
→ environ 5 µg de cadmium
À comparer à :
- la limite mensuelle OMS (~1750 µg pour un adulte de 70 kg)
Cela représente moins de 0,3 % de la limite mensuelle
Ce que nous montrent vraiment nos analyses
L’origine ne fait pas tout
Oui, certaines régions du Pérou peuvent être plus riches en cadmium, mais cela dépend énormément :
-
- du sol précis
- des pratiques agricoles
- de la sélection des fèves
Le pourcentage de cacao joue un rôle clé
Plus le chocolat est riche en cacao, plus il peut contenir de cadmium — ce qui explique les valeurs plus élevées en 85 %.
Le contrôle qualité est déterminant
La vraie différence se fait dans :
-
- le sourcing
- la sélection des lots
- les analyses régulières
Pourquoi on entend autant parler du chocolat ?
Parce que :
- le chocolat noir concentre le cacao
- certaines origines sont médiatisées
- c’est un « produit plaisir », souvent consommé par tous
Mais en réalité :
le chocolat est rarement la principale source de cadmium dans l’alimentation
Les plus gros apports viennent généralement de :
- céréales
- légumes
- pommes de terre
- fruits à coque
Conclusion : vigilance oui, inquiétude non
Nos données montrent clairement que :
- même les chocolats issus de zones “sensibles” restent bien en dessous des seuils réglementaires
- la consommation normale de chocolat ne représente qu’une fraction minime de l’exposition totale
- le sujet du cadmium est un enjeu de contrôle et de transparence, pas un danger immédiat
Le plus important reste une alimentation variée — et le plaisir de déguster un bon chocolat, en toute confiance.








